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Moments forts et analyse des « Lederer Files »

THE WEEKLY SHUFFLE, 2012-09-23, par Ozone

PokerNews.com a récemment publié une interview en sept parties avec l'ancien magnat de Full Tilt kingpin, Howard Lederer, nommée The Lederer Files. Même si Howard ne semble pas avoir beaucoup de réponses aux questions que tout le monde du poker se pose sur la chute de Full Tilt, l'interview est par moment très intéressante. Voici un résumé des moments forts sur les 3h50 d'interview, et de ses conséquences dans le monde du poker :

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Bitar jeté sous le bus

Lederer n'a pas fait grand cas de l'ancien PDG de Full Tilt, Ray Bitar pour le jeter sous le bus. Il était assez clair que Lederer utilisait l'interview pour se dédouaner sur les autres .Celui qui a pris le plus est Bitar, que Lederer a dit ne jamais avoir rencontré jusqu'à ce que Chris Ferguson l'impose dans l'entreprise.

L'un des commentaires les plus accusateurs de Lederer à l'encontre de Bitar fut sa réponse à la question portant sur les problèmes rencontrés par l'entreprise concernant les déficits de dépôts : « je pense que j'aurais pu découvrir les problèmes, et évidemment je ne pense pas que Ray aurait perdu son poste de PDG ».

Lederer a aussi suggéré que certains propriétaires de l'entreprise n'aimaient pas Bitar. Il a mentionné nommément John Juanda comme ayant été l'un des plus influents du camp « anti-Bitar ». Les oppositions entre Perry Friedman et Bitar ont aussi été évoquées, ayant entraînées le départ de Friedman de son poste de programmeur pour l'entreprise. Friedman avait ensuite lancé la mode de venir aux conférences téléphoniques de l'entreprise en compagnie de ses avocats. D'après @AgentMarco sur Twitter, « Cela en dit beaucoup sur Bitar que Perry Friedman ne puisse pas s'entendre avec lui. J'ai rencontré Perry cet été. Il est impossible de se fâcher avec lui. »

Ivey inutile en tant que membre du conseil d'administration

Le conseil d'administration original de Full Tilt Poker était constitué de Bitar, Ferguson, Lederer, Friedman et Phil Ivey. D'après Lederer, « Dès le début, il était évident qu'il serait difficile de joindre Ivey au téléphone pour une réunion, donc il a démissionné. »

Cela vient renforcer l'image de prima-donna de Phil Ivey dont la relation avec Full Tilt Poker fut majoritairement égoïste par nature. 

Ferguson s'est opposé aux distributions

Dans l'interview, Lederer donne plusieurs versions du comportements de Chris Ferguson. D'un côté, il le jette littéralement sous le bus pour avoir été celui qui a amené son ami Ray Bitar au poste de directeur de l'entreprise. Mais Lederer dit aussi beaucoup de bien de Fergusion, qui a eu l'intuition que les distributions aux propriétaires serait une très mauvaise idée pour l'entreprise. 

Lorsque Full Tilt s'est retrouvé avec 20 à 30 millions de $ de liquidités en excès, une majorité des membres du conseil d'administration ont établi qu'il était temps de commencer à distribuer l'argent entre les propriétaires. Lederer a dit que Fergusion s'était fermement opposé contres ces distributions, argumentant qu'elles allaient affaiblir l'entreprise. Lederer prétend que Ferguson n'avait utilisé l'argent que pour des ?uvres de charité en Afrique, et qu'il avait continué à vivre modestement dans une maison de 140 m² à Vegas.

Ce qui ne tient pas la route toutefois, c'est pourquoi Ferguson, connu pour perspicacité et sa prise de position contre la distribution aux propriétaires de l'entreprise, ne surveillait pas de plus près les dossiers financiers de l'entreprise pour s'assurer qu'elle pouvait continuer à se permettre les distributions suivantes. 

Un déménagement à Dublin a entraîné la paresse du conseil

On a l'impression, en regardant « Lederer Files » que les vrais problèmes de Full Tilt ont commencé lorsque l'entreprise s'est délocalisée de la Californie pour s'installer à Dublin, avec l'espoir de pouvoir se lancer sur le London Stock Exchange.

Selon Lederer, c'est après ce déménagement que Bitar a pris le contrôle de l'entreprise. Les distributions continuaient à se faire aux États-Unis, et les membres du conseil d'administration étaient plus occupés à trouver des biens immobiliers à acheter et à vivre la belle vie plutôt que de surveiller les bilans financiers de Full Tilt. Lederer a prétendu qu'aucun membre du conseil n'avait jamais demandé à savoir combien de cash exactement disposait l'entreprise et combien elle en devait à ses joueurs. 

Conclusion

« Lederer Files » a abordé beaucoup de sujets. Pour ceux qui s'intéressent réellement dans les détails à la chute de Full Tilt (ou en tout cas la version d'Howard Lederer sur le sujet), cette interview est à ne pas manquer. Mais pour résumer et faire bref, nous aimerions récapituler les leçons des « Lederer Files » de la manière suivante :

Les personnes gérant l'entreprise étaient totalement incompétentes et n'avaient pas les qualifications pour pouvoir le faire. Lorsque Full Tilt a commencé à avoir beaucoup de succès en tant qu'entreprise start-up, il aurait fallu prendre la décision de s'attacher les services de professionnels expérimentés de la gestion dans l'industrie du jeu d'argent. Même si de telles embauches ont bien été réalisées, l'entreprise est restée dans les mains de Ray Bitar et des membres du conseil tous pros du poker, sans réelles qualifications pour gérer une grande entreprise. 

Il sera intéressant d'entendre les réponse que provoqueront les Lederer Files chez les autres membres de Full Tilt. Il semble clair que Howard Lederer est un manipulateur très doué, donc il serait assez prudent de ne pas croire trop fort à sa version de l'histoire présentée au cours de l'interview. John Juanda a déjà fait savoir son mécontentement concernant l'interview de Lederer en déclarant : « En tant que patron de Ray Bitar, Howard Lederer devrait accepté une plus grande part de responsabilité, au lieu d'essayer de rejeter la faute sur les autres ».

On peut imaginer que les autres vont maintenant être impatients de faire connaître leur version de l'histoire Full Tilt, peut-être dans même dans l'enceinte d'un tribunal américain. Nous tenons presque les ficelles d'un bon scénario pour un film hollywoodien, mais tous nos personnages sont quand même trop pathétiques.

Le Weekly Shuffle est notre tribune du dimanche, avec nos observations et nos commentaires sur le monde du poker. Vous avez une idée d'article ? Laissez nous vos suggestion sur notre page feedback
 




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