weekly-shuffle

Past Articles:

Le « Green Friday » et l'arrivée des paiements de FTP
2014-05-04

Gérer les downswings sur le vif
2014-03-30

L'état du Heads-Up et considérer le poker comme un jeu vidéo
2014-03-16

Au-delà des tables : 4 manières dont le poker peut vous aider dans la vie
2014-03-08

Le « Green Friday » et l'arrivée des paiements de FTP
2014-03-01

Comment garder le poker amusant
2014-02-15

Une structure pour progresser en tant que joueur de poker
2014-02-08

Astuces pour monter les limites
2014-02-02

Prédictions pour le poker en 2014
2014-01-19

Résolutions pour la nouvelle année du poker
2014-01-05

The Weekly Shuffle Archives, 2005-2017


Autres langues:



Avidité et Ultimate Bet: Comment les méchants ont gagné

THE WEEKLY SHUFFLE, 2011-05-08, par Ozone

La semaine dernière fut plutôt difficile pour les joueurs US qui avaient encore l'espoir de retrouver un jour l'argent qu'ils avaient placés sur UB ou Absolute Poker ("UB"). Mercredi, un article sur MSNBC avait rapporté qu'un propriétaire de la dette de UB avait déclaré la banqueroute en Norvège, après avoir été informé par Blanca Games, les propriétaires de UB, qu'ils ne disposaient plus « d'aucun argent sous la main et aucun plan pour en avoir dans un futur proche. »

Top 3 Online Poker Bonuses


En d'autres termes, UB est fauché. Ou au moins, c'est ce qu'ils veulent faire croire aux propriétaires de leur dette.

Un jour plus tard, tentant d'apaiser le vent de panique provoqué par les nouvelles du licenciement de 95% de leurs employés, et la déclaration aux propriétaires de la dette qu'ils étaient à cours de cash, Blanca Games a émis un communiqué de presse confirmant qu'ils avaient mis fin à leur relation avec le propriétaire de dette Norvégien, mais en déclarant que les nouvelles n'avaient pas d'impact négatif sur la compagnie. De plus, ils ont annoncé une augmentation des limites de retrait maximales, pour leurs joueurs non-US passant de $500 ou $1 000 pour les retraits vers VISA, par rapport à la précédente limite de $250.

Ce qui semble se passer à UB est que (notez que ce n'est qu'une spéculation, il est impossible de savoir exactement ce qui se passe dans cette compagnie) : ils ont du cash, mais pas assez. Quelque soit la somme dont ils disposent, elle est très probablement moindre que celle qu'ils doivent aux joueurs US/propriétaires de leur dette. Et cette somme n'est certainement pas suffisante pour pouvoir payer la bataille contre le DOJ et payer les amendes le cas échéant. Ils essaient d'utiliser le peu d'argent qu'ils ont pour en avoir plus.
Comment ?

En utilisant l'argent récupéré de la suppression de leur obligation envers un important propriétaire de dette, afin de pouvoir augmenter les limites de retraits pour leurs joueurs non-US, dans le but de rassurer, si possible, sur le fait que l'argent est encore en sécurité sur UB. Ensuite, utiliser ce sentiment de sécurité pour gagner de l'argent sur le dos des joueurs non-US qui seraient encore assez fous pour jouer sur leur site. Et si Dieu existe, peut-être, miraculeusement, ils pensent pouvoir s'en sortir jusqu'au jour où ils auront levés suffisamment d'argent et seront capables de rembourser les joueurs US tout en continuant à servir les clients non-US.

Ce plan ne marchera pas. UB est un château de cartes, et les seules personnes qui osent encore dire le contraire sont généralement des complices rémunérés. En regardant l'histoire longue et accidentée de UB, on peut tirer quelques enseignements. Comment se fait-il que plusieurs années après un scandale très médiatisé, la compagnie soit toujours en activité et puisse continuer à mentir et à escroquer des joueurs de poker ? Comment UB a-t-il pu survivre et continuer à jeter le discrédit sur le poker ?

La réponse ? L'avidité.

Il y a plein de gens, les mains pleines de sang d'avoir aider UB à rester sur ses pieds après un énorme scandale de triche. Plutôt que de faire leur travail et de s'assurer que la compagnie finisse ses jours en enfer, beaucoup de gens se sont vendus en se rendant complices et en trouvant des excuses à une compagnie qui aurait du disparaître en 2008.

Voyons un peu qui sont ces gens.

Poker Media (Affiliés/Publicitaires)

Une nombre incalculable de médias de poker, beaucoup ayant couvert massivement ce le scandale du « super utilisateur », ont gagné beaucoup d'argent en acceptant les publicités pour UB. Ces médias sont responsables envers leurs lecteurs et envers le jeu du poker. Ils gagnent, après tout, beaucoup à créer du contenu de poker. Il est dans leur intérêt de faire ce qu'ils peuvent pour créer une image positive et constante du poker dans l'esprit de leurs lecteurs.

Lorsque les plateformes de média de poker font des choses comme afficher une publicité pour UB à la suite d'une phrase où ils expliquent que c'est une salle « au mieux du côté sombre de la force », on dirait une blague de mauvais goût. Et presque toutes les organisations de news du poker sont coupables. PokerNews.com, Bluff Magazine, PokerNewsDaily.com, CardPlayer.com, et des douzaines d'autres ont généré des revenus fantastiques en envoyant leurs lecteurs sur une salle de poker que tous les observateurs avisés aurait d'emblée qualifier d'indigne de confiance.

Aucun de ces médias n'a choisi de dire « non merci » à l'agent que UB leur envoyait au lieu de se contenter de faire de la pub uniquement pour les organisations de poker honnêtes. Ils auraient pu rendre cette décision publique et ainsi augmenter leur réputation et leur intégrité.

Les pros sponsorisés

Tous les pros actuellement sponsorisés par UB qui ont signé avec le site après le scandale d'escroquerie de plusieurs millions de dollars sur ces clients, en utilisant des codes logiciels interdits pour permettre aux tricheurs en interne de voir les cartes cachées de leurs opposants. Ces gens là n'en avaient rien à faire. L'embleme du dollar et la possibilité d'avoir leur photo sur un bus a annihilé leur décence et leur loyauté envers le jeu qui a pourtant enrichi immensément leur vie.

La volonté de Prahlad Friedman a représenté UB est risible. Il devrait écrire un livre « Comment faire flambée en beauté votre image publique ». Friedman fut l'une des principales victimes de ce scandale d'escroquerie de UB entre 2005 et 2007. Il a été escroqué de plusieurs millions sur les tables à haute mise et a fini par retourner sa veste et accepter de représenter la même organisation qui l'avait arnaqué.

Il fut un porte parole loyal, trop, prenant vigoureusement la défense de UB. Il a expliqué sa volonté de représenter UB en disant à tous ceux qui voulaient l'entendre que la triche était un aspect normal et naturel du poker. Il a été tellement aveuglé par l'argent qu'il a vendu ses principes et a essayé de convaincre les gens de supporter la même compagnie qui l'avait volé.

Eric Baldwin, à la suite d'une année 2009 incroyable dans laquelle il remportait les honneurs du Card Player Magazine Player of the Year, a aussi décidé de signer avec UB. Evidemment, Baldwin n'a pas cessé comme cela de réfléchir à comment son succès récent et sa célébrité nouvelle dans le monde du poker pourrait faire de lui un exemple pour des centaines, voir des milliers d'aspirants joueurs de poker. Plus de $1,5 millions de gains en tournois pour 2009 ne suffisaient pas à Baldwin. Il voulait plus. Et il a donc accepté de devenir un pro sponsorisé par UB, et de porter leur logo pour toutes ses apparitions en tournois et à la télé.

Il y a aussi Phil Hellmuth et Annie Duke. Le fait qu'ils aient quitté UB ne les blanchit pas pour autant. En tant que deux des pros du poker les plus présents au monde, ils sont pourtant restés totalement muets après le scandale du super utilisateur, tout en continuant à encaisser les chèques de UB. Aucun d'entre eux n'a pu donner un grand coup à UB en déclarant ne pas pouvoir, en toute conscience, continuer à représenter une organisation criminelle illégitime. Chacun d'entre eux étaient déjà assez riches pour pouvoir encaisser les coûts d'un procès potentiels pour avoir publiquement tourné le dos à leur sponsor. Ne vous y trompez pas : Phil Hellmuth et Annie Duke disposent de plusieurs centaines de milliers de dollars sur leur compte qu'ils ne doivent qu'au fait d'avoir porté les couleurs et les logos de UB lors de leurs apparitions à la télévision après le scandale.

Et pour finir, nous avons Joe Sebok, qui a utilisé son statut de beau-fils de Barry Greenstein comme ascenseur express pour la notoriété dans le monde du poker. Sebok s'est construit très méticuleusement l'image d'une des voix du jeu. Il a aidé à construire PokerRoad.com depuis le départ. Il a étendu son exposition médiatique en tant que co présentateur du programme de télévision Poker2Nite. Ensuite, en septembre 2009 il choisit, non sans controverse, de signer avec UB et il a promis de « travailler avec vigilance afin que tous les faits du scandale récent soient rendus publics. » Au contraire de Hellmuth ou de Duke, ou qui que ce soit d'autre, Sebok a publiquement pris position comme chien de garde et avocats du changement chez UB.

Presque deux ans après cette promesse, Sebok n'a absolument rien fait pour aider la compagnie à réparer les dommages provoqués par la triche lors de ce scandale. Il a même réussi l'inverse de ce qu'il avait promis de faire. Il a apporté plus de mensonges, rejeté la faute, brouillé toutes les infos rendant impossible d'en avoir des précises, et s'en est même remis au chantage pour défendre les criminels qui lui payaient son très généreux salaire. Il est soit ignorant de plein grés, soit très con à l'insu de (son plein grés). A vous de voir.

Sebok a fait fructifier son statut de personnalité du poker et ses un million de « followers » sur twitter pour amener un grand nombre de nouveaux joueurs sur UB. En plaçant leur confiance dans Sebok, beaucoup de ces joueurs ne reverront plus l'argent qu'ils avaient déposé sur UB. Sebok ferait bien de s'excuser d'avoir poussé ces joueurs et leur argent sur les rails du TGV, tout ça par pure avidité. Il pourrait réparer son image en rendant l'argent qu'il a acquis en étant un des complices de UB, qui selon certains seraient d'environ $30 000 par mois, pour rembourser les joueurs qu'il a contribué à envoyer dans les bras d'une organisation criminelle.

Conclusion

Les méchants ont gagné. UB s'est fait attrapé la culotte baissée devant le monde du poker, mais a réussi à se sauver grâce à l'avidité de certains. Ils ont triché sans honte pour prendre des millions aux joueurs, menti au monde du poker sur le fait d'avoir restructuré son équipe de gestion, et d'une manière ou d'une autre, complètement absurde, ont réussi à survivre. Ils n'ont réussi en fait qu'à arnaquer et voler à nouveau car le monde du poker a bien voulu les laisser faire, pour une seule raison : l'avidité.

Des centaines de gens : pros sponsorisé et publicitaires confondus, ont jeté le poker par-dessus bord en échange d'un peu d'argent, d'une nouvelle salle de bain, d'une voiture supplémentaire, d'une semaine de vacances à Tahiti, ou d'un compte en banque plus rond. Ces luxes sont rendus possibles grâce à l'argent volé aux joueurs de poker enligne par une organisation criminelle illégitime. Chaque personne qui a gagné un centime pour avoir fait la publicité de UB depuis 2008 a desservi le monde du poker. Sebok a vendu sa réputation qui ne vaut maintenant plus que ce que UB l'a payé. Friedman a vendu ses valeurs de hippie pour ce que UB lui a accordé. Card Player Magazine, Bluff Magazine, PokerNews.com, PokerNewsDaily.com, et tous les autres médias de poker ont vendu l'intégrité du monde du poker pour les dollars de recettes publicitaires.

Les camions remplis d'argent les ont tous aveuglés.

Poker doit se battre pour chaque grain de sable du statut légitime dont il profite. Dans le monde entier, le jeu se bat pour être reconnu et traité comme l'excellente activité de compétences qu'elle est. Les gens qui ont aidé à maintenir la tête de UB hors de l'eau ont apporté beaucoup d'eau au moulin de ceux qui considèrent le poker comme suspect et illégitime. Ils ont vendu le futur du monde du poker pour leur seule enrichissement personnel.


Remerciements particuliers à Shane Schleger pour son aide pendant la rédaction de cet article.

Le Weekly Shuffle est notre tribune du dimanche, avec nos observations et nos commentaires sur le monde du poker. Vous avez une idée d'article ? Laissez nous vos suggestion sur notre page feedback
 




PokerTips Newsletter Sign-Up