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Le Poker A De L'Endurance

THE WEEKLY SHUFFLE, 2009-03-01, par TwoGun, Ozone

Quelque chose d'étrange se passe depuis 12 mois. L'économie mondiale s'est effondrée et, pourtant, le monde du poker tient le coup. Comment se fait-il que des compagnies de toutes sortes ne valent maintenant plus qu'une simple fraction de ce qu'elles valaient avant la crise, (dont notamment les casinos de Vegas qui ont perdu 95% de leur valeur), alors que le monde du poker bénéficie d'une activité sans précédent ? Sincèrement, nous sommes tout aussi surpris que n'importe qui. Mais nous allons tenté de répondre à cette question:

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L'Effet Lag

De par sa nature même, le poker retient ses joueurs gagnants et s'aliènent les perdants. Quand le poker était encore en phase de croissance, la vitesse de renouvellement des joueurs était très importante. Ceux qui gagnaient dès le départ restaient dans le jeu alors que les perdants jetaient l'éponge presque immédiatement.

Mais la croissance du poker n'est plus aussi rapide qu'il y a quelques années. En d'autres termes, la plupart des gens qui jouent de nos jours sont les gagnants de ces 2 à 4 dernières années. Mais il faut un perdant. L'une des raisons expliquant la stabilité du niveau d'activité du poker est que tout le monde pense être le gagnant !

La majorité des gens jouant au poker aujourd'hui ont été gagnant à un moment où à un autre. L'inertie fait que les joueurs qui ont été gagnant pensent qu'ils le resteront pour toujours. En effet, il y a du lag dans la perception qu'ont les gens de leur réelle profitabilité dans le jeu. Donc en gros, les perdants d'aujourd'hui ne réalisent même pas qu'ils ne sont déjà plus du côté des gagnants.

Tom McEvoy en est un bon exemple. Il y a dix ans de ça, il était un ancien Champion du Monde très respecté et l'auteur de plusieurs livres réputés sur le poker. Aujourd'hui, il est possible qu'il ne soit même pas aussi bon qu'un « bon » joueur de poker enligne.

Le Poker N'A Jamais Eté Une Bulle

Tous les gens qui pensaient qu'il y aurait un « crack » dans le monde du poker ont peut-être oublié quelque chose: les gens ne jouent pas au poker constamment. Ils le font "quand ça leur chante". Ce type de participation fait que le poker semble stable. Par exemple, le monde du poker n'est pas composé d'un million de personnes qui jouent sans arrêt, mais plutôt de 3 millions de joueurs qui jouent un tiers de leur temps. La théorie c'est que le monde du poker est composé d'un nombre énorme de gens dont la majorité joue "de temps en temps" sur une base récréative tout en maintenant une autre activité comme source principale de revenus. Ce roulement sans fin de participants donne l'impression que le poker est insensible à la récession.

Le Poker Comme Divertissement Pas Cher

Il y a une explication simple à la popularité persistante des parties à petites mises: elles ne sont pas chères. Même les gens qui savent très bien qu'ils sont mauvais au poker peuvent quand même justifier jouer au poker si c'est pour des sommes dérisoires. Un joueur qui perd 4 big bets par heure à $.50/$1 ne perd finalement que $4 par heure. C'est un bon prix pour un loisir, qui finalement s'avère bien moins cher que les jeux de casino et leurs frais élevés, qu'une session en club de striptease, que les sorties en bar ou qu'un séjour en vacances.

Une personne qui est dos au mur financièrement peut en fait voir le poker comme un bon moyen de passer son temps. Plutôt que de sortir avec des amis et de dépenser beaucoup d'argent dans un bar, ils peuvent jouer à un jeu de carte qui, au pire, leur coutera un minimum d'argent. Et les frais de départ pour jouer sont tout aussi minimes, presque tout le monde ayant déjà un ordinateur et une connexion internet de nos jours.

Les satellites sont l'incarnation même du loisir pas cher, avec le potentiel de gagner gros. Même si les gens seront moins enclins à payer $250 pour un tournoi du dimanche, ils seront toujours prêts à se payer un satellite à $10. Au pire, un satellite à $10 c'est plusieurs heures de loisirs à bas prix. La croissance en popularité des satellites signifie qu'il y a plein de joueurs occasionnels dans les Main Events, ce qui permet aux gros tournois de ne pas être remplis de requins.

Pour finir, le poker a, jusqu'à maintenant, réussit d'une manière ou d'une autre à éviter la récession. Et, dans le futur, il n'y a pas de raison à ce que cela change. Bien sûr, il pourrait y avoir une descente en palier de l'économie du poker, mais quoi qu'il en soit, le poker est là pour rester.

Le Weekly Shuffle est notre tribune du dimanche, avec nos observations et nos commentaires sur le monde du poker. Vous avez une idée d'article ? Laissez nous vos suggestion sur notre page feedback
 




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